Donjon
(Moyen
Age, Place Alexandre Jehanin)

Construit en 1124 par Alain de Dinan, seigneur de Bécherel,
ce donjon est maintes fois détruit et reconstruit au fil
des siècles, la dernière fois en 1419 par Anne de
Laval, qui fait lever un impôt sur ses vassaux de Bécherel
afin de réparer les fortifications du château. Mais
en 1504, le donjon est à nouveau en ruine et, à partir
de cette date, n'est plus réparé.
Saint-Michel
(XVe
- XVIe siècles en Granit au pied du Donjon )

Cette
statue représentant Saint-Michel terrassant le dragon porte
un écusson aux armes de Montmorency-Laval. Bien qu'abîmée,
la statue porte encore la marque d'une paire d'ailes, et, aux pieds
du saint, sur la droite, la patte du dragon. A l'origine elle était
située sur la porte Saint-Michel et protégeait ainsi
l'entrée de la ville.
Les
Remparts
(Moyen
Age)
Maison
du Gouverneur
(XVI
eme siècle Tuffeau et granit, Rue de la Filanderie)

Il s'agit de la seule maison de Bécherel construite en tuffeau,
matériau noble principalement utilisé dans la construction
des châteaux de la Loire. Quelques signes du style royal de
Chambord sont d'ailleurs visibles sur cet édifice : toit
en pavillon, pilastres, corniche à modillons sculptés
et fronton, aujourd'hui arasé mais dont les traces sont encore
visibles. Une telle profusion de sculptures sur cette façade
n'est pas sans évoquer la richesse et la puissance du propriétaire,
peut-être un gouverneur comme le nom attribué à
la maison le laisse supposer
L'ancienne
hostellerie de l'Ecu de Laval
(Vers
le XVI eme - XVIIe siècles 3, rue de la Filanderie)

Cette maison à porche a reçu un pan de bois en "brin
de fougère" au XVIIe siècle. Aujourd'hui, unique
à Bécherel, elle constitue vraisemblablement le dernier
vestige d'un ancien ensemble réparti de part et d'autre des
anciennes halles. Le toit à la Mansart, percé de trois
lucarnes surmontées de potiches en terre cuite, donne un
certain caractère à cette ancienne hostellerie, qui
a dû servir d'auberge.
L'Eglise

Le
porche fermé est l'ultime vestige de l'église du XVIIe
siècle. Il a failli disparaître lors de la reconstruction
de l'église au XIXe siècle, mais a été
sauvé par l'attachement des Bécherellais à
son égard. Il est encadré par deux contreforts carrés,
percé de deux ouvertures cintrées, et surmonté
d'une petite flèche en pierre. Par leur symétrie les
contreforts donnent un équilibre à ce porche. Au-dessus
de la porte d'entrée, trois niches ont été
aménagées pour abriter des statues.
Vasque (XIIe siècle), (Granit), cette vasque est le seul
vestige de l'église romane. Il s'agit vraisemblablement d'une
ancienne cuve baptismale. Son décor représente quatre
têtes humaines aux yeux globuleux, aux pommettes saillantes
et à l'ovale allongé. Le bord inférieur de
la cuve est mouluré, le bord supérieur est orné
d'une frise en dents de scie. Le modelé des têtes confirme
la datation et sa réalisation par un atelier régional.
Cuve baptismale (XVe siècle), le décor de cette cuve
se compose de huit sculptures alternant quatre têtes humaines
et quatre représentations animales. Une tête couronnée
côtoie un lapin et un singe. Sur le socle, à chaque
angle, se trouvent également des représentations animales,
parmi lesquelles un lézard.
Notre-Dame de Bécherel (XVIe - XIXe siècles) (Bois
polychrome), Cette vierge est vêtue d'un manteau fermé
par un voile dont la pointe est maintenue sur le front par une broche.
La statue, alors entière, se trouvait dans l'église
en 1793 lorsque les révolutionnaires voulurent l'abattre.
Trouvant qu'ils n'allaient pas assez vite, ils lui passèrent
une corde au cou, tirèrent dessus. La tête roula d'un
côté, et le corps fut mis en morceaux.. Le buste fut
gardé pendant longtemps par des familles de Bécherel,
et ce n'est qu'après la première guerre mondiale qu'il
fut rendu à l'église. Il est aujourd'hui conservé
dans un reliquaire du XIXe siècle et posé sur un autel.
Vierge à l'enfant (XVIIe siècle), (Bois doré)
Cette statue de la Vierge, très vénérée
à Bécherel, est portée en procession lors de
la Troménie du 15 août. Son socle renferme le scapulaire
ayant mis fin à l'incendie de l'église en 1784 : un
"homme de foi" courut à la maison de retraite pour
y chercher un scapulaire ; la première religieuse qu'il rencontra
lui tendit le sien. Il le mit au bout d'une perche et entra dans
la nef en flammes. Comme par miracle, l'incendie s'éteint.
Intact, le scapulaire fut enfermé dans le socle de cette
statue
La
promenade du Presbytère
Par
le chemin du thabor (accès au parking de 50 places)

ou
bien par les ruines du donjon, arrivée sur un petit parc
ombragé (l'ancien jardin du presbytère) et sur la
panorama d'ou l'on a une vue splendide sur les environs de Becherel
Croix
celtique
(en
Granit dans le Cimetière)

Cette croix se trouvait devant l'église, sur la place qui
porte aujourd'hui son nom. C'est une croix monolithique, sans base,
cerclée, et dont le fût est recouvert de cupules. Rempart
Moyen Age Rue Saint-Michel Le rempart de Bécherel formait
une enceinte d'une surface de faible importance d'autant plus que
le château en occupait la moitié. Le tracé des
murailles extérieures conserve encore cinq tours, dont l'espacement
laisse supposer qu'il y en avait à l'origine neuf ou dix.
Deux portes permettaient
d'entrer dans la ville, la porte Berthault
et la porte Saint-Michel, détruites au XIXe siècle
Stèle
Epoque gallo-romaine
(en
Granit jaune au Cimetière)
La face, côté rue, est occupée par un personnage
masculin, assis de face sur un trône res-semblant à
un banc-coffre avec des accoudoirs. Il a les mains posées
de chaque côté du buste au-dessus des hanches. Le revers
de la stèle donne vers l'intérieur du cimetière.
La partie supérieure est occupée par trois têtes
: celle du centre représente un bovin dont les cornes sont
dirigées vers le sol, les deux autres doivent être
également des têtes d'animaux. Sur la partie inférieure
devait se trouver une inscription qui a totalement disparu. La présence
d'animaux et la position assise du personnage font sans doute référence
à une stèle votive. Il s'agirait de la représentation
d'une divinité masculine de la fertilité, protectrice
du monde animal, symbolisé par les trois têtes.
Pour
les amateurs de randonnées, les alentours de la cité
comportent de nombreux sentiers pedestres conduisant dans le pays
de Becherel (GR 37).
Le
lavoir
Accessible
par le sentier de "Rocquet de la Couaille", descente à
l'ancien lavoir

Le
théâtre
Il
est édifié par l'abbé Robert Monnier, vicaire
instituteur à Bécherel. Inauguré en 1937, le
bâtiment prend le nom de Patronnage de l'Espérance.
Les salles sont mises à la disposition des associations locales
: section musique, gymnastique et théâtre. Cédé
par l'abbé à l'archevêché, qui le conserve
en l'état jusqu'à son rachat par la commune de Bécherel,
dans les années 1990, le bâtiment a été
restauré. Sur la façade a été posé
le blason de la ville, surmonté d'une couronne et encadré
de deux lévriers.
Notre
Dame de Bonne Délivrance
(XIX
eme siècle Chapelle de la Maison de Retraite)
Appartenant au type des vierges noires, cette Vierge à l'Enfant
possède un teint d'ébène comme celui de l'enfant
qu'elle porte sur le bras gauche. La tradition voulait que les jeunes
femmes enceintes viennent mettre un ruban sur la statue puis le
placent autour de leur taille afin que leur accouchement se déroule
sans problème
Maison
de retraite
(Début
du XVIII eme siècle)
Bâtiment fondé en 1705 qui abritait les retraites
spirituelles ainsi qu'une petite école charitable. En 1720
il est placé sous la gestion des soeurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve,
du tiers ordre de Saint-Augustin. L'époque révolutionnaire
voit le départ des religieuses et la vente de la maison comme
bien national. Un marchand de Bécherel la rachète
et la remet gratuitement aux religieuses. Après la fermeture
de l'école en 1906, par décret de Georges Clémenceau,
l'accueil des enfants est remplacé par celui des personnes
âgées et des convalescents. Les religieuses ont quitté
définitivement la maison en 1973. L'édifice se compose
de quatre corps de bâtiment autour d'une cour carrée,
dont une ferme et une chapelle. L'ensemble est restauré par
la commune au début des années 1990. La maison de
retraite accueille aujourd'hui plus de 80 pensionnaires.
Souche
de cheminée
(XVII
eme siècle, calcaire 8, place A. Jehanin)
Cette Cheminée massive et carrée fait partie des quelques
exemplaires du XVIIe siècle, tous en falun - calcaire coquiller
du Quiou - encore visibles à Bécherel. La présence
d'un abondant décor sculpté (escargots, pointillés
etc. ) s'explique par l'utilisation d'un calcaire facile à
travailler.
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